Bonjour Marie-Line,
Merci beaucoup pour votre réponse aussi rapide que précise. Ça me conforte dans l'idée que j'en ai. Je partage pleinement l'idée que ce qui compte le plus c'est de trouver le bon (ou la bonne) thérapeute. Il y en a sûrement, mais ce n'est pas légion ! Et avant de tomber sur le bon(ne), il faut malheureusement dépenser beaucoup de temps, d'énergie et bien évidemment d'argent. De plus, il est assez difficile de devoir à chaque fois ré-expliquer les raisons qui me poussent à chercher une aide. D'une part parce que c'est me re-confronter à mon mal-être et d'autre part parce qu'il est difficile pour moi d'extérioriser mes ressentis en les traduisant par des mots. Mon corps me fait mal, mais il ne me chuchote pas à l'oreille ce qu'il a et pourquoi il a mal. Encore moins comment le soigner !
Il m'apparaît évident que pour soigner ce qui se traduit par un mal-être général, les mots ne suffisent plus. Il faut établir un climat de confiance réciproque et accepter que la communication soit à la fois verbale, tactile et visuelle. De plus, s'agissant de troubles dont l'origine (ou les origines) est ancrée en nous dès le plus jeune âge, je reste persuadé que cela doit, en dehors de toute question moraliste ou religieuse, être vécu comme au premier jour : c'est à dire qu'il faut se mettre à nu dans tous les sens du terme. Hors, c'est bien là que le bas blesse. La nudité est (pour de bonnes ou mauvaise raisons) mal perçue et souvent assimilée à de la perversion ou a de l'exhibitionnisme. Même les masseurs (ou masseuses) tantriques que j'ai consulté ont fait preuve d'une grande retenue quand il s'agissait de considérer mon corps dans sa globalité. Les parties génitales sont et restent, même pour eux, une zone interdite. Je peux comprendre cela, mais je ne comprends pas qu'ils insistent tous sur le fait que le sexe est considéré comme une partie intégrante du corps et qu'en pratique, il soit ou peu considéré, ou carrément recouvert d'un drap ou d'une serviette. Je leur reproche de ne pas entendre ma souffrance ou pire de l'ignorer en se protégeant derrière leur protocole ou code déontologique bien rodé.
Un thérapeute est une personne qui a choisi d'aider son prochain et d'en faire son métier. Bien souvent, j'ai l'impression que les priorités sont inversées et que l'exploitation de la souffrance des gens est encore un des meilleurs placement : ça rapporte !
Je ne crois pas bien sur à la philanthropie. Tout travail mérite salaire ! Je suis le premier à payer ce qui est du sans rechigner et à faire confiance au thérapeute qui me reçoit. J'aimerai trouver un thérapeute qui m'écoute et me comprenne vraiment et qui adapte ses soins à ce que réclame mon corps. Mais nous sommes en Occident ... |