Bonsoir Jil (et les autres),
Merci pour votre sympathique soutien, quoique un peu sévère. Évitons de tomber dans le même schéma d'intolérance que Claudine ! Si elle a réagit aussi vivement peut-être est-ce que, sans le vouloir, j'ai touché un point sensible ou douloureux pour elle. Si c'est le cas, j'en suis désolé !
On le voit, en France mais plus généralement dans le monde Occidental, la sexualité et encore affaire d’extrêmes. Soit, on le terre sous des principes moraux ou religieux comme s’il s’agissait de la pire des ignominies Soit, on le jette en pâturage avec force de convictions comme s’il s’agissait de rassasier une meute de hyènes affamées.
Le sexe est beau, quoiqu’on en dise. Le respecter est en toute évidence ce que nous devons faire et s’inscrit, à mon sens, dans le respect de l’intégrité de l’Homme en tant qu’être vivant et surtout en tant qu’HUMAIN. Trop de peuples, sous le couvert de croyances barbares et inhumaines ont torturé physiquement et psychiquement des enfants, des femmes et des hommes. Il serait pourtant si facile de comprendre qu’en dehors de toute perversion, nous vivons dans un monde où le rapport à l’autre est devenu virtuel pour ne pas dire inexistant et que s’il existe autant d’engouement pour le massage, c’est que l’Homme a encore besoin, et c’est heureux, d’un peu d’humanité, de douceur, de tendresse, d’AMOUR inconditionnel.
Il existe un nouveau mouvement le « free hugs » (nostalgie des années 70 ?) qui prône le droit aux câlins gratuits. C’est au demeurant sympathique, mais c’est assez révélateur du sentiment de solitude et de désœuvrement sentimental qui nous caractérise.
La société moderne avec son lot de violences et d'individualismes nous a appris à nous masquer devant un paraître derrière des habits hiérarchisant. Sans ces artifices d’apparat, nous avons le sentiment d’être vulnérable. Mais quels sont ces spectres démoniaques qui nous font oublier que nous sommes tous frères (et sœurs, désolé Mesdames) mus par la même quête de l’Amour ? Sans doute notre propension à vouloir avoir une emprise sur l’autre, à le dominer pour ne pas être dominé. Il serait pourtant si enrichissant d’échanger dans le respect et l’écoute. Donner sans rien attendre en échange que la joie d’avoir pu, ne serait-ce qu’un instant, apporter du réconfort à l’autre. Pour un monde meilleur.
Amicalement,
Hervé |