Bonjour,
Je viens d'arriver sur ce site. Je suis consternée par la tournure de votre problème. Au départ, si j'ai bien suivi, il ne s'agissait que de savoir comment ne pas reconnaitre cet enfant. Un an après, il s'agit de protéger un enfant victime de graves maltraitances, de mise en danger de la vie de ce bébé.
J'ai entendu parler de la responsabilité de la mère, de celle du père. Je n'ai vu aucun amour, aucun respect pour ce tout petit bou! Je vous ai entendu parler des droits de votre fils, pas de ceux du bébé. Et puis quelle est VOTRE relation avec ce bébé. J'imagine que si mon fils (22 ans) était dans votre situation, cela ferait longtemps que j'aurai pris le bébé à la maison et ce même si la loi ne me l'autorise pas.
Je vais être franche avec vous. Je suis la mère de cinq enfants. Les quatres plus jeunes vivent chez leur père et sont maltraités. Cela fait onze ans que je dénonce ce qu'ils subissent. Cela fait quatre ans qu'ils vivent chez leur père (suite à de fausses déclarations) et cela fait quatre ans que je fais tout mon possible pour les récupérer. Je dois très prochainement repasser devant le juge et j'espère que cette fois sera la bonne mais de toutes façons et quoi qu'il arrive je ne lacherai pas, JAMAIS. Mon fils de 11 ans fait toutes les anneries qui lui passe par la tête en espérant que son père finira par le tuer et que sa souffrance sera terminée. Je l'appelle tous les jours sur son portable et lui prodigue les meilleurs conseils que je possède: travailler à l'école, lui demander s'il a fait ses devoirs et peu à peu le pousser encore et encore à parler, à lacher ce qu'il a sur le coeur avant ... qu'il ne soit trop tard.
Et je vous entends vous chamailler pour des pensions alimentaires, pour des détails. Sylvie, où est votre coeur de mère? Quelle est votre souffrance pour cet enfant, votre petite fille? Qui viendra à son secour? Qui l'enlèvera de cet enfer? Ecrivez au procureur, portez plainte à la gendarmerie? Faites le siège au tribunal, ... Allez chercher ce bébé et AIMEZ le. Offrez lui vos larmes, votre douleur en lui parlant doucement, en vous excusant auprès d'elle de ne pas avoir su, de ne pas avoir pu être la grand-mère idéale, parfaite. Nul n'est parfait en ce monde. Mais - si vous le pensez - dites lui que vous l'aimez et que vous la protègerez. Donnez-vous la main, toutes les deux. Vous en avez bien besoin, l'une et l'autre. Cet enfant vous fera le plus merveilleux des cadeaux: dans son regard vous lirez l'amour, la reconnaissance. Et c'est ce qui me pousse à vivre, à continuer le chemin. Lorsque je baisse les bras, je pense à mes trésors et je vois tant d'amour et de reconnaissance parce que, au quotidien, je fais de mon mieux pour les sortir de cet enfer, parce que lorsque je n'agis pas bien, je m'excuse auprès d'eux: leur regard plein de tristesse et d'amour pour moi est le plus merveilleux cadeau qu'il m'ait été donné de recevoir en attendant de les serrer tendrement dans mes bras ... s'il n'est pas trop tard. |