défense des droits se trouvent bien démunis. En effet, les syndicats se bornent à négocier des primes de licenciement et l’État à soutenir l’emploi par des réductions de frais pour les entreprises, des recyclages pour les travailleurs, des lois diverses, comme celle des 35 h. dont les effets sont contestés. Les multinationales sont aussi supranationales et elles échappent de ce fait au pouvoir de règlementer détenu par les nations.
Les petites et moyennes entreprises sont celles qui offrent encore le plus de liberté aux travailleurs, mais tout est relatif. Une solution intéressante est celle de ces travailleurs, de la direction aux balayeurs, qui sont à la fois les acteurs et les propriétaires dans leur entreprise.
Notons que la restriction des libertés est déjà à l’œuvre dès l’entrée aux Écoles supérieures : numerus clausus, limitation du nombre d’étudiants étrangers, orientation professionnelle parfois ‘dirigée’.
Pour que la volonté libre en matière du choix de carrière puisse s’exercer, il faudrait que règne d’abord des rapports justes et équitables entre les rouages économiques, sociaux et législatifs. Sur ce champ de bataille, le combat est loin d’être terminé.
La liberté vue du côté du travail en tant que tel est une vue de l’esprit en nos temps présents. Qui peut se vanter d’avoir pu choisir son travail en fonction de ce qui l’épanouit, en fonction de ses passions et donc, conforme à sa volonté libre ? Bien peu de personnes ou alors c’est au prix de renoncements et de sacrifices, comme des chercheurs scientifiques, sous-payés et à l’emploi précaire. Du côté du travail, toujours, le travail se fait rare et si le demandeur a des diplômes, il n’a pas la garantie de trouver un emploi y correspondant. Nous sommes loin du plein emploi dans notre société. A ce propos, remarquons l’évolution suivante : de plus en plus l’homme se définit socialement non par ce qu’il est mais par ce qu’il fait. Qu’il exerce ou non, un médecin EST un docteur en médecine. A présent, s’il ne ‘travaille’ pas, on aura tendance à dire, qu’il est un retraité, par exemple – or, il est toujours médecin. On a aussi tendance à regrouper : les travailleurs du secteur non marchand, les travailleurs sociaux, les travailleurs des écoles : ce nivellement n’est pas toujours favorable à la reconnaissance de la personne en ce qu’elle est.
Dans cette conclusion, nous voyons s’ouvrir les portes sur de nombreuses questions et il n’est pas possible de tout résoudre et de tout dire ici. Contentons-nous de ce constat provisoire : non, le travail n’est pas une activité libre dans notre société, ni du côté du demandeur d’emploi ni du côté de l’offre de travail. La liberté est située et conditionnée, menacée toujours plus
ATTENTION ! Il y a des modifications.
Bon travail
André-fa544091 |